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Gracq, l’intraitable

On sait combien Julien Gracq était un homme exigeant, voire difficile. Refusant de voir ses livres publiés ailleurs que chez son éditeur de toujours, José Corti, lequel pratiquait encore l’art si peu populaire des impressions non rognées, ce qui nécessitait le recours à un coupe-papier pour, au moins, donner l’impression que l’on avait lu le livre ! Or, Gracq était un grand amateur des livres audio. Et il a choisi – c’est assez remarquable pour le faire savoir – un éditeur belge, Autrement Dit, pour réaliser l’enregistrement d’au moins deux de ses chefs-d’œuvre.


Un balcon en forêt est une histoire magnifique qui se situe dans les Ardennes, au début de la guerre 39-45. Un officier a pour mission de garder un fortin de la Ligne Maginot. Pas loin de là, dans un chalet, vient s’installer une ravissante jeune femme…

On ne présente plus Le rivage des Syrtes, sans doute le roman de Gracq le plus connu. Un récit magique, somptueux, impossible à situer dans le temps ni l’espace, et qui pourrait se passer partout et toujours. L’attente, la confrontation, l’ennui… J’ai toujours pensé à la chanson de Brel, « Zangra », en lisant le roman de Gracq (et réciproquement…).

Les deux romans sont lus ici par Alain Carré, toujours au service du texte, fidèle à la « manière » de la maison : le texte, rien que le texte.

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