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Un jour, ce sera l'aube

Un jour, ce sera l'aube

15,00 €Prix

Ce roman occupe une place très particulière dans mon histoire d’écrivain. J’en parle brièvement dans «Requiescat Mater», la nouvelle que je consacre à la mort de ma mère dans La vie, malgré tout :

 

Je n’osais plus te montrer ce que j’écrivais. Trop intime. J’y vivais trop souvent ta mort. Alors, j’avais écrit une histoire, pour toi, une histoire d’aube lointaine et promise. Étrangère à nous, pensais-je.
Je l’ai relue. Je n’y parle que de toi. « Je mourrai de ma peur de mourir », y disait un vieux prêtre. Et dans la marge, tu fis un trait, ou tu soulignas le texte. Mais tu ne dis jamais ta peur, sauf quelques rares fois, quand ta force se souvenait faiblesse. Jamais un mot. Frustrer la mort, se moquer d’elle.

Un roman différent de tout ce que j’écrivais alors, marqué que j’étais par une littérature intellectuelle et postmoderne, telle que la pratique Sollers. Un «vrai» roman, qui raconterait une histoire.


Ce fut celle d’Alessandro, ce musicien d’un siècle non précisé, dans une ville qui ressemble à Venise sans que celle-ci soit jamais nommée. L’apparition aussi de Baldassare, qui allait revenir dans Retour à Montechiarro. Une histoire que je réécrirai plus tard, dans Requiem vénitien. Une musique qui parcourt tout "Le Monde d'Asmodée Edern".

Quantité
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